| Exercice en Groupe : le décès-croisé |
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Son importance - les bénéficiaires - les cotisations.--------Quand plusieurs médecins décident d’exercer en groupe, cette association ne peut se faire que dans une atmosphère de sympathie réciproque; cette sympathie ne se commande pas : elle est là ou elle n’est pas là. Et, quand un groupe se forme, les questions d’argent cèdent souvent le pas aux affinités personnelles… Ces critères d’appréciation mutuelle ne sont pas forcément mesurables et objectifs; cependant, ils sont tout-à-fait réels et doivent être présents pour permettre au groupe de fonctionner harmonieusement. --------Or, c’est bien cette harmonie du groupe qui est remise en question par le décès de l’un de ses membres. En effet, si les confrères ont pû se choisir librement à la formation du groupe, le choix du nouvel associé revient maintenant aux ayants droit du défunt puisque ce sont eux qui héritent, non les confrères. En conséquence, lorsque se présente l’éventuel successeur, c’est avec les ayants droit qu’il devra traiter, ce sont les exigences du conjoint qu’il devra satisfaire et non celles de ses futurs associés… Le risque est donc important, pour les associés du groupe, de se voir imposer un nouveau confrère par les ayants droit du défunt, que le jeune médecin plaise ou non à l’ensemble du groupe. --------La logique de cette situation voudrait que les ayants droit, dédommagés à sa juste valeur du droit à la présentation de clientèle, renoncent à ce droit au profit des confrères du groupe qui pourraient alors traiter librement avec les prétendants à la succession mais voilà ! les confrères n’ont pas forcément sous la main un capital assez important pour dédommager les ayants droit… C’EST JUSTEMENT LA RAISON D’ETRE DU « DECES-CROISE »--------Certes, on peut donner à ce contrat d’autres tâches, comme les charges mensuelles que le défunt aurait dû régler à la SCM, les parts de SCM et/ou de SCI mais on complique souvent l’idée simple de base qui était, et qui restera, de permettre aux confrères d’un groupe de choisir librement le nouveau confrère en cas de décès de l’un d’eux. De plus, augmenter le capital garanti, c’est alourdir les cotisations, ce qui n’est pas prudent actuellement vu la conjoncture difficile. --------Seul paradoxe : le paiement des cotisations dans le cas d’une forte différence d’âges. Quand il s’agit d’une assurance décès privée, l’assuré paye de ses propres deniers pour garantir son conjoint ou ses enfants. Mais dans le cas du groupe, chacun va payer, non pas pour sa propre famille, mais pour les autres confrères (dans un 1er temps). Et le médecin âgé va payer une cotisation plus importante que le jeune médecin, ce qui peut paraître injuste puisque le bénéficiaire de son assurance est le jeune médecin. Et c’est le jeune médecin qui a le plus de chances de toucher le capital-décès puisque les risques augmentent avec l‘âge. En conséquence, quel que soit le paiement des cotisations à la Société d’assurances dans un 1er temps, il est juste que le médecin âgé se fasse rembourser sa cotisation par le plus jeune dans un 2e temps tandis qu’il paye lui-même la faible cotisation de son jeune confrère (réf. modalités de paiements). Radiographie d’un Décès-croisé simple et efficace :
Réponses à quelques idées fausses qui ont la vie dure…1. « Le décès-croisé, ça sert au conjoint du médecin, pas aux confrères du groupe ! »
2. « N’est-ce pas immoral de faire un bénéfice par le décès d’un confrère ? »
3. « J’ai 55 ans; mon associé n’en a que 37; je vais payer trop cher ! »
4. « Le décès-croisé a une vocation professionnelle; laissons donc les cotisations dans les charges de la SCM ! »
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Exerc. en Groupe décès-croisé

