Les cadeaux, ca se paye !

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Certains "avantages" sont mis en avant depuis peu pour séduire les jeunes praticiens, comme les réductions de cotisations les premières années ou les indemnités accouchement, mais les cadeaux, ça se paye un jour ou l'autre :




Fotolia 97069365 XSLES REDUCTIONS 1ères ANNEES : il est très efficace, quand on veut attirer les jeunes installés, de baisser les tarifs de 20 à 30 ans tout en les augmentant vers 40/45 ans au point qu'une société est presque 2 fois plus chère que le BEAM ; ajouter une réduction de 30 à 50% 1ère année et le jeune installé signe de suite sans s'attarder sur l'étendue exacte des garanties. L'impact d'une cotisation surbaissée est très fort surtout quand on s'installe... Dommage que le futur assuré ne demande pas au responsable de cette offre alléchante quelle sera sa cotisation à 45 ans ! Pourtant, faire connaître ses cotisations est obligatoire depuis plus de 20 ans, pas seulement la 1ère année mais également les suivantes, et ces cotisations devraient figurer in extenso dans les conditions générales mais on oublie de les demander avant de signer. Et même si le jeune praticien demandait ces conditions générales, étant donné que de nombreuses sociétés ont supprimé les tarifs de leurs conditions générales, vous ne pourriez pas vous rendre compte de l'augmentation des cotisations 10 ou 15 ans aprèsCa s'appelle souscrire à l'aveugle ! Mieux encore ! l'assuré a même l'impression d'avoir fait une bonne affaire ! Certes, celui-ci peut se dire qu'il changera de contrat si ses cotisations augmentent de trop dans le futur mais, en général, c'est FAUX !  car le corps médical a une inertie incroyable en ce qui concerne ses assurances, surtout en prévoyance, par manque de temps, par lassitude, par scepticisme; et c'est sur cette inertie que tablent de nombreuses sociétés. Ce type de marketing fonctionne comme un piège et c'est aux futurs assurés de se méfier en exigeant les tarifs, non sur une feuille volante sans références, mais dans les conditions générales.

Fotolia 94953358 XSL'INDEMNITE ACCOUCHEMENT : rappelons que le but principal, "essentiel", de la prévoyance est de venir en aide financièrement aux assuré(e)s quand ils sont en arrêt de travail, total ou partiel, par accident ou maladie, non pour leur offrir une prime quand ils partent en vacances ou qu'ils veulent changer de voiture. En conséquence, la grossesse pathologique est couverte, en général ; par contre, lorsque la grossesse se déroule normalement, il n'y a pas, à proprement parler, de "maladie" même s'il y a un arrêt de 2 ou 3 mois... Mais, à cette logique pourtant simple, le marketing, dans le but d'attirer les jeunes clients en priorité, va inventer les indemnités accouchement, que la grossesse soit pathologique ou non, 1.000 euros ici, 2.500 euros là. Mettons-nous à la place d'une jeune Podologue de 22 ans qui s'installe : on lui fait miroiter 2.500 euros au prochain bébé et une réduction de 50% 1ère année, sa cotisation passant de 800 euros à 400 euros/an, cette personne signe tout de suite sans chercher à savoir ce qu'elle paiera à 40/45 ans. Ce qui compte, pour elle, c'est maintenantDommage qu'elle ne comprenne pas que les "cadeaux", ça se paye ! Car vu du côté de la société d'assurances, si les cotisations des 3 ou 4 premières années sont perdues, il faut bien les rattraper, 5 ou 10 ans après, quand l'assurée aura pris l'habitude de payer sa prévoyance à cette société et quand une clientèle bien formée lui retirera toute envie de mettre en cause son contrat... C'est simple et efficace.

Moralité : chercher les cadeaux d'entrée est dangereux car on en oublie facilement d'étudier la qualité des garanties; de plus, tous ces cadeaux se paient, même si c'est 10 ans après. La prévoyance est une affaire sérieuse, qui concerne toute notre vie professionnelle et non pas seulement les 1ères années. Les cotisations doivent être équilibrées et connues des assuré(e)s.

Mots-clés: Indemnités Journalières, Garanties, Indemnités accouchement

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